Mauvais
an entre en nageant, mais s'il gèle, l'année
sera belle.
Année de neige, année de bons grains.
Quand le coq chante à la veillée,
il a déjà la queue trempée.
Lune barbouillée appelle vent ou giboulée.
Temps qui se fait beau la nuit, dure peu quand
le jour luit.
Si le soleil luit sur les chandelles, gardez votre
foin, vous en aurez grand besoin.
Balaie la neige devant ta porte avant de te plaindre
sur le gel qui couvre le toit du voisin.
Soleil levant rouge ardent, est un signe de vent.
Quand la montagne a son chapeau, mets ta pelisse
ou ton manteau.
Brouillard ouvrant la matinée annonce une
belle journée.
Brouillard dans la vallée, bonhomme va
à ta journée ; brouillard sur le
mont, reste à la maison.
L'âne qui brait sans fin, annonce la pluie
pour demain.
Une blanche gelée a souvent le derrière
noyé.
Il n'est pas de samedi en France où le
soleil ne fasse sa révérence.
Corbeau le soir croasse quand l'eau du ciel s'amasse.
Si le rouge-gorge chante le matin, beau temps
certain.
Le vent qui souffle le jour des rameaux, ne change
pas de sitôt.
Héros, vous ressentez vos blessures ; annoncez-le
car la pluie est sûre.
Les Pâques pluvieuses sont souvent fromenteuses.
Le coucou avant les feuilles annonce beaucoup
de paille mais pas de grain.
Si resplendissant que soit le soleil, le plus
petit nuage qui passe, le dérobe à
nos yeux.
Pluie de la matinée et pleurs de fiancée
ne dure qu'un bâillement.
Rosée du matin, tout va bien, rosée
du soir, il peut pleuvoir.
Si le martinet crie sans arrêt, mets ta
capuche et tes souliers.
La pintade perchée qui crie, appelle la
pluie.
Il ne faut pas couper les chardons le jour de
l'Ascension, il en viendrait dix sur le même
tronc.
Quand les pigeons sont perchés, la pluie
est annoncée.
Plante qui graine se sème en lune croissante.
Plante qui racine se sème en lune décroissante.
Pentecôte mouillée fait la moisson
rouillée.
Un anneau autour du soleil fait pleurer la femme
du marin.
Quand l'abricotier est en fleur, jour et nuit
ont même longueur.
S'il pleut le jour de la Trinité, le blé
diminuera de moitié.
Au cinq de la lune, tu verras quel temps dans
le mois tu auras.
Moucherons au coucher du soleil, pour demain un
temps vermeil.
Dans la poussière, on voit les poules,
avant l'orage qui se roulent.
Pleurs de femmes et pluie d'été,
gros ruisseaux n'ont jamais fait.
Les oignons bien habillés verront fortes
gelées.
Hirondelle volant haut, le temps va rester au
beau.
D'un été bien chaud vient un automne
pendant lequel souvent il tonne.
Peu de fruits au groseillier, peu de blé
au grenier.
Tonnerre au mois d'août, grosses grappes
et bon moût.
Si la lune est nouvelle en beau, avant trois jours
il tombe de l'eau.
Nuages obscurs, jaunes ou verts, annoncent grêle
avec éclairs.
Si les carpes sortent de l'eau, c'est de la pluie
pour bientôt.
Chouette chantant le soir, beau temps et bel espoir.
Quand le coq chante souvent, c'est signe de changement
de temps.
Si les fourmis font de gros tas, un dur hiver
viendra.
Soleil rouge promet de l'eau et soleil blanc fait
le beau temps.
Dimanche matin la pluie, bien souvent toute la
semaine ennuie.
Qui son fumier enterre, en nouvelle lune doit
le faire.
Quand les corneilles s'assemblent, du bois pour
ton hiver assemble.
Semailles prématurées trompent souvent,
semailles tardives trompent toujours.
La terre est toujours gelée pour le porc
paresseux.
Quand l'eau sort au bois mort, toute l'année
elle sort.
Ne te moque pas des chiens avant d'avoir traversé
le village.
A colombe saoule, les cerises sont amères.
Ne crachez pas dans le puits, vous pourriez peut-être
en boire l'eau.
Jamais renard n'eut gorge emplumée pour
dormir grasse matinée.
Petite étincelle peut engendrer un grand
feu.
Dieu n'a pas voulu que le premier jardin soit
effacé par le premier péché.
Quand on a la chemise sale, il ne faut pas monter
au mât de cocagne.
Corbeaux avec corbeaux ne se crèvent jamais
les yeux.
L'amour est semblable à la rosée
qui humecte à la fois les orties et les
lys.
Laboure de travers ou tout droit ; si tu fumes
bien, du blé tu auras.
Si tu ne veux pas que les corneilles t'assiègent
de leurs cris, ne sois pas la boule du clocher.
Si nombreux que puissent être les méandres
de la rivière, elle finira par se jeter
à la mer.
Coucher de poule et lever de corbeau éloignent
l'homme du tombeau.
On connaît une bonne source dans la sécheresse
et un bon ami dans l'adversité.
Quand le gibier est parti ; on devine comment
il fallait s'y prendre.
Quand un chien nous aide à passer le fleuve,
vous ne demandez pas s'il a la gale.
Il ne faut pas juger du sac sur l'étiquette.
Un il suffit au vendeur, mais l'acheteur
n'en a pas trop de cent.
S'il pleut le jour du mariage, beaucoup d'écus
rentreront dans le ménage.
Si un arc-en-ciel dure un quart d'heure, on ne
le regarde plus.
Le chien au chenil aboie à ses puces, mais
le chien qui chasse, ne les sent pas.
On achète pas un buf à l'empreinte
du sabot.
L'abeille est honorée parce qu'elle travaille,
non pour elle seule, mais pour tous.
Bien des gens sont comme ces horloges qui indiquent
une heure et en sonnent une autre.
Si le coq chante à midi, c'est le signe
d'un temps de paradis.
Les fautes et les hérissons naissent sans
dard, c'est ensuite que nous ressentons leurs
blessures.
Au jardin de l'avocat, un procès est un
arbre fruitier qui s'enracine et ne meurt pas.
Quand le loup est pris, tous les chiens lui lardent
les fesses.
Un grain de blé n'emplit pas le crible
mais il aide son compagnon à le remplir.
La chasse endurcit le cur aussi bien que
le corps.
La justice est comme la cuisine, il ne faut pas
la voir de près.
Ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent
le bon grain, c'est la négligence du paysan.
Comme les vieilles portes ferment mal, ne faites
pas trop de confidences au vieillard.
Il en est des enfants comme des champignons, ils
ne sont pas tous également lions.
On entend tomber la pluie et non la neige. Les
petites douleurs parlent haut, les grandes se
taisent.
Qui vient trouver un cheval sans défaut,
doit aller à pied.
Qui craint de se mouiller ne prend pas de truites.
Qu' est-ce donc une mauvaise herbe, sinon une
plante dont on n'a pas encore découvert
les vertus?
Deux moineaux sur un même épi ne
sont pas longtemps unis.
Si on avait toujours des cerises et des raisins,
on pourrait se passer de médecin.
Médecin de village, on vient le chercher
en voiture et il s'en retourne à pied.
Selon l'oiseau le nid ; selon la femme le logis.
Une centaine de citadins ne peuvent dénouer
le nud fait par un paysan.
Beaucoup de gens sont comme la lune qui ne nous
montre jamais qu'une face.
On ne trouve pas de lièvre sans terrier
ni de femme sans excuse.
La lune et l'amour, quand ils ne croissent pas,
décroissent.
Le saule est faible et pourtant il lie d'autres
bois.
Il ne faut cesser de semer parce que les oiseaux
auront mangé quelques grains.
A la maison on s'écarte de sa mère
; au cur de la forêt, on ne fait qu'un
avec elle.
Qui souffle dans le feu, aura des étincelles
et de la fumée dans les yeux.
Les nids les plus chauds sont ceux que l'on ne voit
pas.
Même dans une cage d'or, le rossignol regrette
son bosquet.
Le chien qui a léché des cendres,
ne se fie plus à la farine.
Le méchant est comme les mouches qui ne s'arrêtent
qu'aux plaies.
La rose n'a des épines que pour qui veut
la cueillir.
Si la femme du pêcheur dîne rarement,
celle du chasseur ne dîne jamais.
Choisis ta femme non à la danse, mais à
la moisson.
Les poussins ne meurent pas des coups donnés
par la poule.
Avec le temps et la patience, la feuille du mûrier
devient satin.
Trois marmites, c'est grande fête ; trois
femmes c'est la tempête.
Il faut couvrir le feu de la maison avec les cendres
de la maison.
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Beaucoup d'amis ressemblent aux
feuilles que chasse le vent du malheur.
Quand il y a plusieurs bergers, le troupeau est
souvent dévoré par les loups.
Pour un clou, on perd un fer, et pour un fer,
on perd le cheval.
Quand la charrette est renversée, chacun
vient donner des conseils.
Changer de fontaine, c'est casser sa cruche ;
changer de gué, c'est être dévoré
par les caïmans.
Une porte qui grince peut durer longtemps sur
ses charnières.
La luxure est comme le poivre, elle ne se tolère
qu'à petites doses.
Le mensonge est un os que l'on jette aux autres
mais qui vous étrangle.
Il y a toujours une guêpe pour piquer, même
un visage en pleurs.
Les bonnes nouvelles sont toujours retardées
mais les mauvaises ont des ailes.
Quand le chariot est brisé, beaucoup de
gens vous disent par où il ne fallait pas
passer.
C'est la branche chargée de fruits qui
s'incline le plus.
La science est le tronc d'un baobab qu'une seule
personne ne peut embrasser.
Certains se croient géants pour être
assis sur la bosse d'un chameau.
Quand les gros poissons se battent, les crevettes
doivent se tenir tranquilles.
Chasse la nature à coups de fourche, elle
reviendra à pas de course.
La pierre précieuse redouble d 'éclat
quand on la frotte.
Le canari ne porte que ses ailes mais ses ailes
le portent.
L'homme qui a inventé les " mais "
et les " si ", aurait pu changer la
paille en or.
Quand le voleur pactise avec le serviteur de la
maison, il peut faire sortir un buf par
la cheminée.
La meule de dessous moud aussi bien que celle
de dessus.
N'éteins pas le brandon qui fume si tu
n'as feux qui mieux éclairent.
Les sirènes ont leur chant beaucoup plus
doux quand elles attirent sur les écueils.
Ce ne sont pas les grands bufs qui font
les bons labours.
C'est quand il regarde ses pattes que le paon
défait sa roue.
L'aigle, quand il est malheureux, appelle le hibou
son frère.
Une rose parmi les orties reste toujours une rose.
Le lis qui pourrit, sent beaucoup plus mauvais
que l'herbe mauvaise.
Si l'étalon et la jument trottent, comment
le poulain irait-il lentement?
Quand le tigre et le buffle se battent, les roseaux
sont écrasés.
L'amphore garde toujours l'odeur du premier vin
qu'elle a contenu.
Le rossignol chante mieux dans la solitude des
nuits qu'à la fenêtre des rois.
Le fil dont on renoue les amitiés rompues,
n'est qu'un fil d'araignée.
Les grands arbres donnent plus d'ombre que de
fruits.
La figue verte mûrit au contact de la figue
mûre.
Mange trop, tu palpiteras comme un poisson ; manges
peu, tu sauteras comme une gazelle.
Qui hésite et bat le buisson, un autre
vient qui prend l'oisillon.
Le cheval qui est seul à courir, passe
toujours pour un bon coursier.
On prend plus de mouches avec un rayon de miel
qu'avec un tonneau de vinaigre.
Le manche de la hache se retourne contre la forêt
d'où il vient.
Les tonneaux vides et les sots font toujours le
plus de bruit.
Croire à la pitié d'autrui est aussi
fou que de compter sur la flamme d'une lampe dans
le vent.
Qui jette des orties chez son voisin, les verra
pousser dans son jardin.
Ne mangez point de cerises avec les grands de
crainte qu'ils ne vous jettent les noyaux au nez.
L'ébréchure de la hache se reproduit
sur l'entaille.
Pâques se fait toujours pendant la pleine
lune de Mars.
Lune chebrolle, terre molle.
Lune pend, terre fend.
Halo auprès, l'eau au loin.
Halo au loin, l'eau auprès.
Le temps blanc ramène la bergère
du champ.
Si les poules se mettent à l'abri, la pluie
est pour longtemps.
C'est à Février de remplir ses fossés
et à Mars de les vider.
Hâle de Mars, pluie d'Avril et rosée
de Mai font bonne année, Juin amène
paille et foin.
Si le soleil brille sur la chandelle, (chandeleur)
il brillera sur la javelle.
Quand le pivert chante (pleu,pleu,pleu) il annonce
la pluie, au temps ou les moulins tournaient à
l'eau on l'appelait l'avocat du meunier.
Pas de rosée le matin, pluie dans la soirée.
Si le soleil levant est rouge, c'est du vent dans
la journée.
Si le soleil couchant est rouge, c'est du beau
temps pour le lendemain.
Si les feuilles et le foin montent en tourbillon,
la pluie sera là dans les trois jours.
Si les moucherons font les scieurs de long, (montent
et descendent) la pluie est pour bientôt.
Si les pierres sèchent trop vite après
la pluie, le beau temps ne durera pas.
Si les étoiles sont claires et brillantes
dans le ciel, c'est du beau temps, si elles sont
épaisses, c'est du mauvais temps pour bientôt.
Quand il touche la forêt, le feu dévore
aussi bien le bois vert que le bois sec.
Si nombre d'oiseaux se réfugient à
terre, la tempête va venir d'une forte manière.
Le juge est comme l'essieu de charrette ; dès
qu'on le graisse, il cesse de grincer.
L'aubergine de mauvaise qualité n'est pas
atteinte par les parasites.
C'est quand la charrette est embourbée
que l'on connaît le nom des bufs.
Pendant la vieillesse, on se chauffe avec le bois
qu'on est allé chercher dans sa jeunesse.
Qui lance une pierre dans la boue s'éclabousse
la figure.
Un vieux four est toujours plus aisé à
chauffer qu'un neuf.
Un arbre peut produire un million d'allumettes,
une allumette peut détruire un million
d'arbres.
Quand même la couche serait à ton
goût, ne dors pas sous le soleil d'août.
Un invité et un poisson ne sont bons que
trois jours.
Quand on sème un grain de blé, on
en récolte cent, méfions-nous de
semer un grain de méchanceté.
Celui qui veut manger des ufs, doit supporter
les poules.
La loi est une toile d'araignée, le bourdon
s'y fraie un passage, mais la mouche s'y empêtre.
Lorsque le taureau est à bout, les couteaux
pleuvent sur lui.
Quand la maison est trop haute, il n'y a rien
dans le grenier.
Encore que la scie morde beaucoup, parfois elle
se mord les dents.
Si la charrette et le buffle s'accordent, qu'importent
les ornières du chemin.
Même lavé à l'eau de rose,
l'ail ne perd pas sa saveur.
Quand les buffles et les bufs se donnent
des coups de cornes, ce sont les mouches qui trinquent.
Le dard du mépris parvient à percer
l'écaille de la tortue.
Des petits coups répétés
abattent un grand chêne.
Ne loue pas le jour avant que le soir soit venu
et ta bru avant qu'un an soit passé.
Nul ne jette des pierres sur un arbre dépourvu
de fruits.
Chaque coq est maître de chanter sur son
fumier.
La faim regarde à la porte de l'homme laborieux,
mais elle n'ose pas entrer.
Quand les cuisiniers sont nombreux, la soupe est
trop salée.
Les arbres coupés en nouvelle lune se charançonnent.
La pierre la plus rugueuse s'aplanit en passant
de main en main.
Si un petit arbre est sorti de terre sous un baobab,
il mourra arbrisseau.
Un oiseau en cage ne chante pas d'amour, mais
de rage.
Le chat aime le poisson mais répugne
à se mouiller les pattes.
La maison est à l'envers lorsque le coq se
tait et que la poule chante.
Qui perd sa matinée, perd les trois quarts
de sa journée.
Le vrai mérite est pareil au fleuve, plus
il est profond, plus il est silencieux.
Mieux vaut ta propre morue que le dindon des autres.
Les pots fêlés sont souvent ceux qui
durent le plus longtemps.
D'une bonne vigne, prenez le plant ; d'une bonne
mère, prenez la fille.
C'est aux épluchures qu'on reconnaît
la ménagère.
C'est une demeure bien triste là où
la poule glousse plus fort que le coq.
Un vieil ami est un cheval harnaché.
Une poignée d'amis est meilleur qu'une charretée
de ducats.
Vous pouvez obliger un âne à traverser
l'eau, mais vous ne pouvez pas l'obliger à
boire.
On reconnaît le cheval en chemin et le cavalier
à l'auberge.
La bonne abeille ne se pose pas sur une fleur fanée.
Une bonne jument s'achète à l'étable
tandis qu'une rosse doit courir les foires.
Le méchant est comme le charbon ; s'il ne
vous brûle pas, il vous noircit.
La femme est une feuille de menthe : plus on la
froisse, plus elle embaume.
Mieux vaut un oiseau de misère qu'un oiseau
de volière.
Les tonneaux vides sont ceux qui font le plus de
bruit.
Le paysan entre deux avocats est comme le poisson
entre deux chats.
L'avare est un cheval chargé vin, mais qui
boit de l'eau en chemin. |